Berkane, la ville des oranges que personne ne connaît mais dont tout le monde mange les fruits en hiver
Berkane est l'une des villes marocaines dont le nom est le plus associé à un produit agricole d'excellence dans l'imaginaire des consommateurs européens — et pourtant, paradoxalement, peu de Français ou de Belges qui achètent des oranges marocaines en hiver savent que la majorité d'entre elles viennent des vergers de la province de Berkane. Les oranges 'Peau de Chèvre' de Berkane — une variété exclusive au nord-est du Maroc, caractérisée par une peau fine et légèrement rugueuse, une chair juteuse et un taux de sucre élevé qui leur donne une douceur particulière — sont exportées vers l'Europe en quantités massives de décembre à mars, et ont obtenu une indication géographique protégée qui reconnaît leur origine exclusive. Ces oranges sont produites dans les plaines irriguées qui entourent Berkane, dans des vergers qui occupent des dizaines de milliers d'hectares entre les premiers contreforts des Beni Snassen et la plaine de la Moulouya — une zone agricole qui a été complètement transformée par l'irrigation depuis les années 1960 (le barrage Mohammed V sur la Moulouya alimente l'essentiel de l'irrigation de la province). La ville de Berkane elle-même est une ville de taille moyenne (100 000 habitants) dont l'économie tourne autour de l'agro-industrie — stations de conditionnement des agrumes, entrepôts frigorifiques, transporteurs, sociétés d'exportation.
À 10 200 MAD/m², Berkane est dans la fourchette intermédiaire du marché des villes de l'Oriental marocain — plus chère que les villes agricoles pures de la province mais moins chère que Nador (12 400 MAD/m²) et Oujda. Son marché résidentiel est modéré mais régulier, avec une demande stable portée par les cadres de l'agro-industrie et les fonctionnaires de la province.

L'orange Peau de Chevre, produit d'excellence qui structure l'identite de Berkane
Cette variete exclusive au nord-est du Maroc, exportee vers l'Europe de decembre a mars, beneficie d'une indication geographique protegee qui valorise toute l'economie locale.
Les Beni Snassen et les thermes de Sidi Yahia : le massif méconnu qui cache des sources chaudes et des forêts de chênes
Les monts Beni Snassen — un massif calcaire qui culmine à 1 532 mètres et qui s'étend entre Berkane, Taforalt et Aïn Aïcha — sont l'un des massifs montagneux les moins connus du Maroc, malgré des qualités naturelles réelles : des forêts de chênes-lièges et de cèdres qui font une transition remarquable avec la steppe semi-aride qui borde la plaine de la Moulouya, des grottes préhistoriques (la Grotte des Pigeons de Taforalt abrite certaines des plus anciennes traces d'agriculture et de parure humaine du Maghreb, datant de 12 000 ans) et des sources thermales à Sidi Yahia Ou Youssef dont les eaux chaudes à 42°C attirent des curistes de tout l'Oriental marocain. Ce massif est resté à l'écart des circuits touristiques marocains — en partie à cause de son enclavement (les routes qui y montent sont étroites et peu balisées), en partie à cause du manque d'hébergements de qualité. Mais les amateurs de randonnée et de nature qui le découvrent sont généralement conquis par la fraîcheur des forêts, la sauvagerie des gorges calcaires et la qualité exceptionnelle des paysages en toutes saisons.
Berkane est la capitale des oranges Peau de Chèvre — variété exclusive IGP exportée en Europe depuis décembre, vergers irrigués plaine Moulouya, Beni Snassen massif calcaire grottes préhistoriques 12 000 ans. 10 200 MAD/m² pour la ville agricole premium de l'Oriental nord-est.

Des vergers irrigues depuis les annees 1960 sur des dizaines de milliers d'hectares
Le barrage Mohammed V sur la Moulouya alimente cette agriculture intensive entre les contreforts des Beni Snassen et la plaine, soutenant un marche a 10 200 MAD/m2.



