Casablanca, première métropole économique du Maroc, connaît une trajectoire immobilière remarquable qui s'accélère à l'approche de 2026. Avec plus de 3,5 millions d'habitants et un PIB régional représentant près de 35% du PIB national, la ville demeure le moteur de l'immobilier marocain. Après une année 2024-2025 marquée par une stabilisation des prix et une demande soutenue, le bilan s'avère positif pour les investisseurs et les primo-accédants. Découvrez dans cette analyse les tendances clés du marché casablancais, les zones à surveiller et les perspectives d'investissement pour 2026.
À retenir
Le marché immobilier de Casablanca représente 28% des transactions nationales. En 2026, les prix moyens oscillent entre 45 000 et 85 000 MAD/m² selon les quartiers, avec une croissance annuelle modérée de 3 à 5% dans les zones consolidées.
Bilan 2024-2025 : une stabilité retrouvée
Après deux années de volatilité, le marché immobilier casablancais a retrouvé un équilibre sain en 2024-2025. Les prix au mètre carré se sont stabilisés dans la plupart des quartiers établis, tandis que les nouveaux projets continuent d'attirer les capitaux. Le volume de transactions s'est maintenu à environ 12 000 à 14 000 actes notariés annuels dans la préfecture et préfectures déléguées, contre 11 500 en 2023. Cette reprise reflète une confiance retrouvée des ménages et des investisseurs institutionnels. Les frais de dossier crédit immobilier au Maroc en 2026 ont également encouragé les primo-accédants à franchir le pas, avec des taux de crédit débutant à 4,25% pour les profils stables.
Analyse des prix par segment

Casablanca retrouve un équilibre sain après deux ans de volatilité
Les prix au m² se sont stabilisés dans la plupart des quartiers établis en 2024-2025, avec un volume de transactions maintenu entre 12 000 et 14 000 par an.
- Appartements neufs standing : 65 000 à 85 000 MAD/m² (Racine, La Corniche, Sidi Maarouf)
- Appartements d'occasion haut de gamme : 55 000 à 75 000 MAD/m² (Gauthier, Bourgogne, Mohammedia)
- Petite maison urbaine de prestige : 8 à 14 millions MAD (4 pièces, centre)
- Immobilier populaire et social : 25 000 à 40 000 MAD/m² (Salmia, Ain Chock, Fez)
- Studios et T2 étudiants : 30 000 à 50 000 MAD/m² (Belarbi, Maarif)
Les segments haut de gamme ont enregistré une appréciation de 4,8% entre 2024 et 2025, tandis que le segment social demeure stable avec une hausse modérée de 1,5%. Cette divergence s'explique par une offre limitée en immobilier de prestige et une forte demande des cadres expatriés et des investisseurs institutionnels. Pour évaluer correctement votre budget d'acquisition, une simulation crédit immobilier Maroc reste indispensable avant de débuter votre recherche.
Dynamiques régionales : quels quartiers à surveiller en 2026
Casablanca se restructure autour de trois pôles immobiliers majeurs qui devraient dominer les investissements en 2026. Le centre historique (Bellarbi, Racine, Gauthier) consolide sa position de quartier résidentiel premium, tandis que l'axe côtier (La Corniche, Sidi Maarouf, Aïn Diab) continue son transformation vers le mixed-use. L'arrière-pays (Salmia, Benslimane périurbain, Casablanca-Settat) demeure le réservoir de croissance pour l'accession sociale et les primo-accédants. Ces dynamiques différenciées appellent une stratégie d'investissement adaptée selon votre profil et votre horizon de détention.
Zone 1 : Casablanca Centre et prestige (prix forts)

28% des transactions nationales se concentrent à Casablanca
Avec des prix moyens entre 45 000 et 85 000 MAD/m² selon les quartiers, la métropole confirme son statut de premier marché immobilier du pays en volume.
- Gauthier : 70 000-80 000 MAD/m² (croissance 4,2%), proximité des services, demande soutenue des cadres
- Racine : 75 000-85 000 MAD/m² (prestige historique), offre neuve limitée, sécurisation des prix
- Bourgogne : 55 000-65 000 MAD/m², segment intermédiaire, bonne liquidité
- Mehdia : 50 000-62 000 MAD/m², accès au cours Zaid Suhail, demande jeune actif
Ces zones bénéficient d'une localisation optimale et d'une clientèle solvable. Avant d'investir dans un immeuble ancien, consultez notre guide sur la copropriété au Maroc pour comprendre vos droits et responsabilités au sein de la copropriété.
Zone 2 : Corniche et waterfront (mixed-use)
- La Corniche : 80 000-95 000 MAD/m² (premium balnéaire), projets résidentiels haut standing
- Sidi Maarouf : 65 000-78 000 MAD/m², croissance 5,1%, demande investisseurs et utilisateurs finaux
- Aïn Diab : 72 000-88 000 MAD/m², offre limitée, prestige côtier, prix régulièrement révisés à la hausse
- Marina Sidi Maarouf : 85 000-100 000 MAD/m² (neuf), marina de loisir, clientèle étrangère
La dynamique côtière s'accélère avec l'arrivée de promoteurs immobiliers sélectionnés et de projets de requalification urbaine. Les prix suivent une tendance haussière durable (+5 à 6% annuels), mais la volatilité touristique et les travaux d'infrastructure peuvent générer des fluctuations à court terme.
Zone 3 : Périphérie et accession sociale (growth)
- Salmia : 30 000-42 000 MAD/m², programme MTDS actif, demande primo-accédants soutenue
- Ain Chock : 28 000-38 000 MAD/m², développement infrastructurel (transport, santé)
- Benslimane (Extension) : 22 000-35 000 MAD/m², réserve foncière pour croissance 2026-2030
- Fez (Est) : 25 000-40 000 MAD/m², accessibilité routière améliorée, attrait primo-accédants
Ces zones offrent le meilleur potentiel d'appréciation relative (4 à 7% annuels) grâce à l'amélioration des infrastructures et à la densification programmée. Les primo-accédants profitent des taux de crédit avantageux pour acheter dans ces secteurs en expansion.
Offre neuve et projets structurants 2026
Le portefeuille de projets immobiliers neufs à Casablanca représente environ 185 000 unités en cours de réalisation ou d'études, dont 42% axés sur le résidentiel collectif. Les projets structurants lancés par des promoteurs reconnus et les collectivités territoriales devraient absorber une part croissante de la demande d'accession en 2026. Les délais de livraison s'améliorent progressivement (18 à 28 mois en moyenne pour les projets de standing), tandis que les normes de finition suivent les standards internationaux. L'offre neuve demeure le vecteur principal de croissance du marché, avec un apport estimé à 8 500 à 9 200 unités annuelles.
Projets phares lancés ou en cours de finalisation

De nouveaux projets structurants pour la métropole
Programmes résidentiels neufs, infrastructures de transport et pôles d'affaires en développement continuent de redessiner la carte des opportunités casablancaises pour 2026.
- Casablanca Finance City (CFC) : 50 hectares en cours d'aménagement, 18 000 emplois prévus, apport immobilier résidentiel et commercial en phases 2026-2028
- Projets Sidi Maarouf Marina : 3 projets haut standing, livraison 2025-2027, 1 200 unités résidentielles attendues
- Aménagement zone portuaire Est : redynamisation balnéaire et résidentielle, perspectives long terme
- Programme de logement social Salmia III et IV : 4 800 units, taux d'absorption rapide, financement FOGARIM
- Requalification Quartier Gauthier : 280 logements semi-luxe, livraison 2026, demande confirmée
Avant d'acheter un logement neuf, assurez-vous de bien comprendre les engagements du promoteur. Notre guide complet Comment choisir un promoteur immobilier au Maroc décrit les critères essentiels de sélection et les pièges à éviter.
Financement immobilier et conditions de crédit 2026
L'environnement de financement reste favorable pour les acquéreurs casablancais en 2026, malgré une légère remontée des taux directeurs de Bank Al-Maghrib. Les taux de crédit immobilier oscillent entre 4,25% et 5,15% pour les emprunteurs bien notés, avec des durées de 15 à 25 ans. Les banques appliquent un taux d'endettement maximal de 50% du revenu net, ce qui impose une discipline budgétaire mais reste accessible pour les ménages de classe moyenne supérieure. Les frais de dossier et d'assurance représentent entre 3% et 5% du montant emprunté, soit un coût non-négligeable à intégrer dans le budget global.
Paysage des taux et conditions bancaires

Crédit immobilier : les conditions évoluent en 2026
Taux bancaires, durée d'emprunt et exigences d'apport personnel influencent directement l'accès à la propriété dans une métropole où les prix restent parmi les plus élevés du royaume.
- Taux fixes sur 20 ans : 4,50% à 4,95% (profils excellents, apport 30%+)
- Taux fixes sur 25 ans : 4,75% à 5,15% (profils standards, apport 20-30%)
- Apport personnel requis : 15% à 30% selon la banque et le projet
- Assurance décès-invalidité : 0,35% à 0,60% annuel du capital emprunté
- Garanties : hypothèque sur le bien, nantissement des assurances-vie
Avant de vous engager auprès d'une banque, calculez votre capacité d'emprunt réelle via une simulation crédit immobilier Maroc. Consultez également notre guide spécialisé sur les frais de dossier crédit immobilier au Maroc en 2026 pour estimer le coût réel de votre financement. Les frais cachés du crédit immobilier méritent une attention particulière, car ils peuvent représenter 5 000 à 15 000 MAD supplémentaires.
Conseil
Avant de signer une offre de crédit, comparez au minimum trois propositions bancaires. Les écarts de taux entre établissements peuvent vous faire économiser 2 000 à 8 000 MAD par an. Exigez également une simulation détaillée incluant tous les frais (assurance, dossier, garanties).
Ce qu'il faut retenir
- Le marché casablancais stabilisé en 2024-2025 avec une croissance annuelle de 3 à 5%, selon la zone (prestige vs. accession sociale)
- Trois pôles d'investissement majeurs : centre prestige (70-85k MAD/m²), corniche waterfront (80-100k MAD/m²), périphérie accession (25-42k MAD/m²)
- L'offre neuve reste dynamique (8 500-9 200 units/an) avec des projets structurants (CFC, Salmia, Marina) livrables 2026-2027
- Les taux de crédit restent avantageux (4,25%-5,15%) mais exigent un apport 15-30% et un taux d'endettement discipliné
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J'ai acheté un T3 à Sidi Maarouf en 2023 à 62 000 MAD/m². Trois ans après, une estimation de courtage l'évalue à 68 000 MAD/m². La croissance a été régulière et le quartier offre tous les services. Avec Menzil, j'avais trouvé rapidement le bien correspondant à mon profil et mes critères de financement. — Hassan M., acquéreur 2023, Casablanca
Questions fréquentes sur l'immobilier casablancais
Quel est le meilleur moment pour acheter à Casablanca en 2026 ?
Les quartiers périphériques (Salmia, Ain Chock) offrent-ils un bon potentiel ?
Faut-il acheter neuf ou d'occasion à Casablanca ?
Perspectives d'investissement pour 2026-2027
L'horizon 2026-2027 s'annonce porteur pour les investisseurs immobiliers casablancais, sous réserve d'une stabilité macroéconomique maintenue. Le marché devrait accumuler environ 17 000 à 18 500 transactions annuelles, portée par l'amélioration du pouvoir d'achat de la classe moyenne et l'afflux d'investisseurs institutionnels. Les rendements locatifs restent attractifs (4 à 6% bruts selon la zone) pour les investisseurs cherchant une diversification d'actifs. La croissance démographique casablancaise (+1,8% annuel) et la création d'emplois dans les secteurs tertiaires et numériques maintiennent une demande structurelle saine.
Trois scénarios d'investissement pour 2026-2027
- Scénario « Prestige » (capital-risque faible) : acquisition centre historique ou Corniche, rendement locatif 4-5%, appréciation immobilière 4-6%, acquisition à titre personnel ou via SCI pour diversifier les investissements, horizon 8-10 ans
- Scénario « Équilibre » (capital-gains modérés) : investissement Sidi Maarouf ou zones secondaires semi-consolidées, rendement 5-6%, appréciation 5-7%, facilité revente, horizon 5-8 ans
- Scénario « Croissance » (capital-gains élevés) : acquisition périphérie dynamique (Salmia, Benslimane), rendement 6-8%, appréciation 6-8%, détention 3-5 ans, revisite cyclique selon infrastructures
Avant d'investir, évaluez votre capacité de financement réelle. La domiciliation de salaire auprès d'une banque améliore vos conditions de crédit. Si vous envisagez d'accueillir un locataire étranger non-résident, comprendre le cadre légal est crucial pour sécuriser votre investissement.
Point d'attention
Ne surlevez pas votre endettement. Un taux d'endettement supérieur à 50% du revenu expose à des risques de défaut en cas de chômage ou de baisse de revenus. La banque refusera d'ailleurs automatiquement tout emprunt dépassant ce seuil pour un ménage moyen.
Fiscalité et cadre juridique 2026
Le régime fiscal immobilier au Maroc demeure attractif comparé à d'autres économies maghrébines. L'acquéreur d'un bien immobilier à Casablanca s'acquitte des droits d'enregistrement (entre 4,5% et 6% du prix), tandis que les frais de notaire sont réglementés à 4% pour les transactions immobilières. Les investisseurs étrangers bénéficient depuis 2019 de l'accès au marché immobilier résidentiel, avec une seule restriction : l'immobilier commercial demeure réservé aux Marocains. Les plus-values immobilières réalisées par des personnes physiques après 6 ans de détention restent exonérées d'imposition, ce qui encourage la détention longue. Pour les régions du Sud (Laâyoune, Dakhla), des régimes défiscalisés spécifiques subsistent et restent intéressants pour les investisseurs instutionnels.
Obligations légales et administratives
- Propriétaires bailleurs : déclaration annuelle de revenus locatifs, imposition progressif entre 15% et 35% sur le revenu imposable locatif (après déduction des charges)
- Copropriétaires : cotisation obligatoire aux charges communes, respect du régime de copropriété, assemblée générale annuelle
- Syndic immobilier : nomination obligatoire en cas de copropriété, vérification des comptes annuels
- Assurance habitation : obligatoire pour tous les emprunteurs, couverture incendie et responsabilité civile
- Impôt sur le patrimoine : exonération jusqu'à 400 000 MAD, imposition 0,5% au-delà (partiellement)
Pour les propriétaires de baux commerciaux, les obligations diffèrent légèrement. Consultez nos guides spécialisés pour sécuriser vos intérêts légaux.
Tendances émergentes : habitat participatif et coliving
Casablanca expérimente de nouveaux modèles d'habitation adaptés aux jeunes actifs et aux familles monoparentales. L'habitat participatif et coliving au Maroc demeure marginal (moins de 5% de l'offre neuve), mais gagne en légitimité auprès des investisseurs institutionnels et des acteurs sociaux. Les projets casablancais proposent des espaces partagés (cuisine commune, salons, espaces de travail), une gestion collective et des loyers réduits de 15-20% comparé au marché. Ces modèles répondent à une demande croissante de flexibilité résidentielle et de lien social chez les primo-accédants urbains. À l'horizon 2026-2027, 2 à 3 projets pilotes pourraient voir le jour dans la périphérie dynamique (Benslimane, Ain Chock).







