Ouled Oujih, le Kénitra qui s'étale dans la plaine du Gharb
Ouled Oujih est l'exemple typique de la périurbanisation marocaine qui s'accélère autour des villes moyennes et grandes depuis les années 2000 — des familles qui quittent les appartements surpeuplés de la ville-centre pour s'installer dans des maisons individuelles sur des terrains de 200-300 m² dans les communes périphériques, même si cela implique une dépendance totale à la voiture et des trajets quotidiens vers le lieu de travail. Ce choix de l'individuel sur le collectif, de l'espace sur la centralité, est un arbitrage culturel et économique profondément ancré dans la famille marocaine — la maison individuelle reste l'idéal résidentiel de la grande majorité des ménages marocains, même quand l'appartement serait plus rationnel économiquement.
À 7 400 MAD/m², Ouled Oujih est nettement moins cher que Kénitra centre — permettant à des familles modestes d'accéder à une maison individuelle de 150 m² pour un budget total de 1,1 million de MAD, là où la même surface coûterait 2,4 millions de MAD dans un appartement de Hay Menzeh. Ce différentiel de 50% justifie pour beaucoup la distance quotidienne vers la ville et explique la croissance rapide des communes périurbaines de Kénitra.

Ouled Oujih, le Kenitra qui s'etale dans la plaine du Gharb
Cette extension de Kenitra profite de vastes reserves foncieres dans la plaine du Gharb, permettant le developpement de projets residentiels plus etales qu'en centre-ville.
La périurbanisation marocaine : la voiture contre l'appartement
La périurbanisation accélérée autour des grandes et moyennes villes marocaines — Casablanca, Rabat, Kénitra, Meknès, Marrakech — est l'un des phénomènes urbains les plus marquants du Maroc du début du XXIe siècle. Des communes rurales qui comptaient quelques milliers d'habitants en 2000 ont dépassé les 50 000 habitants en 2025, engendrant des crises d'équipements (routes, assainissement, écoles, dispensaires) que les petites communes ne peuvent pas financer. Cette suburbanisation génère une dépendance automobile croissante dans un pays où les transports en commun suburbains sont quasi inexistants, alimentant les embouteillages périurbains et augmentant les émissions de CO2. Le Maroc commence à prendre conscience de ces externalités négatives mais les solutions — densification urbaine, transports collectifs suburbains, planification métropolitaine — sont longues à mettre en place face à la préférence individuelle pour la maison.
Ouled Oujih est le Kénitra de la maison individuelle dans la plaine — 8 km du centre, terrains 300m², Gharb agricole autour. 7 400 MAD/m² pour l'idéal marocain de la maison à soi, entre routes rurales et périurbanisation atlantique.

La periurbanisation marocaine, la voiture contre l'appartement
Le choix d'un habitat periurbain individuel plutot qu'un appartement en centre-ville reflete une tendance nationale, portee par la generalisation de la voiture et la recherche d'espace.



