Après les turbulences profondes provoquées par la crise sanitaire de 2020-2021, l'immobilier de bureau au Maroc a entamé une reprise progressive et structurée. En 2026, le marché affiche des signaux encourageants : baisse du taux de vacance dans les pôles tertiaires de Casablanca, regain d'appétit des grands groupes pour les surfaces premium, et émergence d'une demande nouvelle autour du flex-office et des espaces hybrides. Loin d'un simple retour à la normale, la reprise repose sur une reconfiguration profonde des usages. Les entreprises ne cherchent plus simplement à louer des mètres carrés, elles investissent dans des environnements de travail capables d'attirer et de fidéliser leurs talents. Pour les investisseurs, ce changement de paradigme ouvre des opportunités réelles, à condition de lire le marché avec précision.

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À retenir

Le stock total de bureaux à usage professionnel dans le Grand Casablanca est estimé à environ 1,2 million de mètres carrés en 2026, dont près de 35 % concentrés dans les zones de Casa-Anfa, Sidi Maârouf et le quartier des affaires du Triangle de Vue.

Un marché profondément reconfiguré par la crise sanitaire

La pandémie a agi comme un révélateur brutal des inefficacités du modèle traditionnel du bureau. Entre 2020 et 2022, le taux de vacance des bureaux dans les principales métropoles marocaines a bondi, atteignant jusqu'à 22 % à Casablanca dans certains sous-marchés comme Ain Sebaa ou les zones périphériques de Bouskoura. Les entreprises, contraintes d'adopter le télétravail dans l'urgence, ont rapidement remis en question la taille et la localisation de leurs surfaces occupées. De nombreux baux commerciaux ont été renégociés, parfois avec des réductions de loyer de 10 à 20 % sur les surfaces secondaires. Les propriétaires de bureaux en périphérie ont été les plus exposés, tandis que les immeubles premium en centre-ville ont mieux résisté, soutenus par une demande qualitative persistante.

La reprise amorcée en 2023 s'est consolidée en 2024 et 2025. En 2026, plusieurs indicateurs confirment le redressement. Le taux de vacance global à Casablanca est redescendu autour de 14 %, un niveau qui reste supérieur aux niveaux pré-Covid (environ 10 % en 2019), mais qui traduit une absorption nette positive pour la deuxième année consécutive. Le volume de transactions locatives annuelles dépasse à nouveau les 80 000 mètres carrés, soutenu notamment par le secteur financier, les SSII, les cabinets de conseil et les opérateurs de télécommunications. La demande des institutions publiques et parapubliques, traditionnellement un pilier du marché tertiaire marocain, est restée relativement stable tout au long de la crise.

Casablanca, moteur indétrônable du tertiaire marocain

Casablanca concentre plus de 65 % de la demande nationale en immobilier de bureau. Le quartier de la Marina et le secteur de Casa-Anfa restent les références en matière de loyers prime, avec des valeurs oscillant entre 1 400 et 1 900 MAD par mètre carré et par mois pour des surfaces supérieures à 500 mètres carrés. Ces niveaux de loyer sont en légère hausse par rapport à 2023, témoignant d'un retour de la confiance des preneurs sur les actifs de qualité. Le quartier Sidi Maârouf, dominé par les grandes tours de bureaux et les campus d'entreprises, affiche pour sa part des loyers compris entre 900 et 1 300 MAD par mètre carré et par mois, avec des charges souvent comprises entre 150 et 250 MAD supplémentaires.

  • Loyers prime Casa-Anfa et Marina : 1 400 à 1 900 MAD/m²/mois
  • Loyers Sidi Maârouf et plateaux standards : 900 à 1 300 MAD/m²/mois
  • Loyers secondaires et périphérie Casablanca : 550 à 800 MAD/m²/mois
  • Rabat centre administratif : 700 à 1 100 MAD/m²/mois
  • Tanger zone business (Nouveau Tanger) : 600 à 950 MAD/m²/mois

Le flex-office et le coworking, nouveaux piliers de la demande

La crise sanitaire a définitivement installé le modèle du travail hybride dans les pratiques des entreprises marocaines. En 2026, près de 40 % des entreprises de taille intermédiaire (ETI) et des filiales de groupes internationaux présents au Maroc ont adopté une politique de travail hybride formalisée, selon les estimations des principaux cabinets de conseil RH actifs dans le pays. Cette mutation a engendré un besoin fort en espaces flexibles : le coworking et le flex-office ne sont plus perçus comme des solutions de dépannage pour startups, mais comme des composantes stratégiques de l'occupation immobilière. Le nombre d'espaces de coworking opérationnels au Maroc a plus que doublé entre 2019 et 2026, passant d'environ 80 à plus de 200 adresses recensées, concentrées à 70 % sur Casablanca et Rabat.

Les tarifs du coworking en poste fixe varient entre 2 500 et 5 500 MAD par mois à Casablanca selon la localisation et les services inclus. Un bureau privatif pour deux à quatre personnes dans un espace premium est facturé entre 8 000 et 18 000 MAD par mois, charges comprises. Ces niveaux de prix, inférieurs aux baux traditionnels si l'on intègre les coûts d'aménagement et de charges, rendent le modèle attractif pour les PME et les équipes projet de grands groupes. Les promoteurs immobiliers l'ont compris : plusieurs projets livrés en 2024 et 2025 intègrent désormais dès la conception des plateaux conçus pour accueillir des opérateurs de flex-office, avec des ratios de stationnement adaptés et des infrastructures numériques renforcées.

Conseil

Si vous êtes propriétaire d'un immeuble de bureaux avec un taux de vacance supérieur à 20 %, envisagez sérieusement de sous-louer une partie de vos surfaces à un opérateur de coworking via un bail de gestion. Cette formule permet de sécuriser des revenus récurrents tout en valorisant votre actif auprès des futurs locataires classiques.

Les critères de sélection des locataires ont évolué

En 2026, les entreprises qui cherchent des bureaux au Maroc ont des exigences sensiblement différentes de celles d'avant 2020. La performance énergétique, la qualité de la ventilation, la modularité des espaces et la connectivité numérique sont devenus des critères déterminants, parfois au même titre que la localisation. Les certifications environnementales type LEED ou HQE, encore rares sur le marché marocain en 2019, suscitent aujourd'hui un intérêt croissant de la part des preneurs internationaux et des entreprises cotées, soumises à des obligations de reporting RSE. Les immeubles dotés de parkings suffisants, d'espaces extérieurs accessibles et de services de restauration à proximité immédiate captent une part croissante des transactions, avec des primes de loyer allant de 10 à 15 % par rapport aux actifs équivalents moins bien équipés.

Rabat, Tanger, Marrakech : les marchés secondaires en développement

Si Casablanca reste le centre de gravité de l'immobilier de bureau au Maroc, d'autres villes connaissent une dynamique propre qui mérite l'attention des investisseurs. Rabat, capitale administrative, bénéficie d'une demande institutionnelle stable et d'un développement accéléré de son secteur privé, notamment autour de Hay Riad et du secteur de Technopolis. Les loyers y sont structurellement inférieurs à Casablanca d'environ 20 à 25 %, mais les rendements locatifs bruts peuvent s'avérer plus intéressants compte tenu de prix d'acquisition également plus faibles, oscillant entre 12 000 et 22 000 MAD par mètre carré pour des immeubles de qualité. Si vous souhaitez approfondir les opportunités d'investissement à Tanger, l'article **Investissement à Tanger : pourquoi la ville est attractive en 2026** (https://menzil.ma/guides/investissement/investissement-tanger-pourquoi-ville-attractive) offre une analyse détaillée du potentiel de cette ville en pleine transformation.

Tanger s'impose comme la troisième place tertiaire du royaume. L'essor du port Tanger Med, l'installation de nombreuses multinationales dans la zone franche et le développement du Nouveau Tanger génèrent une demande en bureaux qui reste encore partiellement insatisfaite faute d'une offre suffisamment structurée. Les loyers de bureaux dans les zones business de Tanger varient entre 600 et 950 MAD par mètre carré et par mois, avec des prix à la vente compris entre 10 000 et 18 000 MAD par mètre carré. Le rendement locatif brut estimé ressort entre 6 et 8,5 % selon les actifs, un niveau supérieur à celui observé à Casablanca. Marrakech, de son côté, présente un marché de bureaux plus étroit, orienté principalement vers le tourisme d'affaires, les opérateurs hôteliers et les entreprises du secteur agro-industriel. Les perspectives de développement y restent tributaires de l'évolution du tissu économique local.

Immeuble de bureaux moderne avec facade vitrée dans un quartier d affaires marocain

Le pôle tertiaire de Sidi Maârouf, symbole de la reprise

Le quartier de Sidi Maârouf à Casablanca concentre une part significative du stock de bureaux modernes du Maroc. Ses grandes tours en verre accueillent les back-offices de banques, d'assureurs et d'opérateurs télécoms, et restent un baromètre fiable du marché tertiaire national.

Investir dans l'immobilier de bureau au Maroc : ce que dit le marché en 2026

L'immobilier de bureau reste une classe d'actifs complémentaire à l'immobilier résidentiel pour les investisseurs institutionnels et privés bien capitalisés. Le ticket d'entrée est élevé — rarement inférieur à 3 millions de MAD pour un plateau de taille raisonnable — mais les rendements locatifs bruts sur Casablanca prime oscillent entre 5,5 et 7 % selon la localisation et la qualité de l'actif. Ces rendements sont supérieurs à ceux de l'immobilier résidentiel haut de gamme, comme l'analyse l'article **Immobilier de luxe au Maroc : où investir en 2026 ?** (https://menzil.ma/guides/investissement/immobilier-luxe-maroc-ou-investir-2026), qui rappelle que les rendements résidentiels prime plafonnent généralement entre 3 et 5 %. Le différentiel justifie l'intérêt d'une diversification vers le tertiaire, à condition de maîtriser les spécificités juridiques et fiscales du bail commercial.

La durée des baux commerciaux constitue un facteur de sécurité pour les propriétaires. En droit marocain, le bail commercial est encadré par le Dahir de 1955 révisé et ses textes ultérieurs. Les baux de bureaux conclus pour des durées de trois à six ans avec des locataires de qualité offrent une visibilité sur les flux de trésorerie que peu d'autres actifs immobiliers peuvent égaler. Avant de signer ou de négocier un bail commercial, il est fortement recommandé de consulter l'article **Bail commercial au Maroc : clauses obligatoires et pièges à éviter** (https://menzil.ma/guides/juridique/bail-commercial-maroc-clauses-obligatoires-pieges), qui détaille les droits et obligations des deux parties, notamment en matière de révision de loyer et de droit au renouvellement.

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Attention

Attention à la vacance prolongée : un bureau vide pendant plus de douze mois génère non seulement une perte de revenus locatifs, mais expose également le propriétaire à des frais de charges et de copropriété non récupérables. Prévoyez dans votre plan de financement une réserve de trésorerie équivalente à six mois de charges pour faire face à une période de vacance.

  1. Définir votre cible locative avant d'acheter : PME locale, filiale internationale, opérateur de coworking ou institution publique — chaque profil impose des caractéristiques d'actif différentes.
  2. Privilégier les surfaces entre 200 et 800 m² : plus liquides à la revente et à la location que les très grands plateaux, elles s'adressent à une base locative plus large.
  3. Vérifier la conformité réglementaire : autorisations d'urbanisme, certificat de conformité, raccordements aux réseaux — des points souvent négligés qui peuvent bloquer une location ou une revente.
  4. Analyser les charges de copropriété : dans certains immeubles tertiaires, les charges peuvent atteindre 200 à 300 MAD/m²/mois, soit 15 à 20 % du loyer encaissé.
  5. Intégrer la fiscalité dans votre calcul de rendement net : l'IS ou l'IR foncier, la TVA sur les loyers et la taxe de services communaux peuvent significativement réduire le rendement brut affiché.

Ce qu'il faut retenir sur l'immobilier de bureau au Maroc en 2026

  • Le taux de vacance à Casablanca est redescendu autour de 14 %, en net recul par rapport au pic post-Covid de 22 %.
  • Les loyers prime dans les quartiers d'affaires de Casablanca oscillent entre 1 400 et 1 900 MAD/m²/mois.
  • Le flex-office et le coworking captent une part croissante de la demande, avec plus de 200 espaces opérationnels au Maroc.
  • Les rendements locatifs bruts sur bureaux prime à Casablanca varient entre 5,5 et 7 %, supérieurs à l'immobilier résidentiel haut de gamme.
  • Tanger et Rabat offrent des opportunités complémentaires avec des rendements pouvant atteindre 8,5 % sur certains actifs bien positionnés.

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Perspectives 2026-2028 : entre prudence et opportunités

Les perspectives à moyen terme du marché des bureaux au Maroc sont conditionnées par plusieurs facteurs convergents. D'un côté, l'accélération des investissements étrangers directs liés à la préparation de la Coupe du Monde 2030 et aux chantiers d'infrastructure génère une demande supplémentaire de la part des entreprises du BTP, de l'ingénierie et du conseil. De l'autre, la généralisation progressive du travail hybride maintient une pression structurelle à la baisse sur les besoins de surface par salarié. Les projections les plus raisonnables tablent sur une stabilisation du taux de vacance autour de 12 à 13 % d'ici fin 2027, avec une légère hausse des loyers prime de l'ordre de 3 à 5 % par an sur les actifs les mieux situés.

Le pipeline de livraisons reste modéré, ce qui constitue un facteur de soutien pour le marché. Peu de grands projets tertiaires sont attendus sur 2026-2027 à Casablanca, la plupart des promoteurs ayant différé leurs lancements pendant la période d'incertitude post-Covid. Cette faiblesse de l'offre nouvelle, combinée à une demande en hausse, devrait contribuer à une légère compression des taux de vacance sur les segments prime. Les investisseurs qui achètent aujourd'hui des actifs tertiaires bien placés bénéficieront probablement d'une revalorisation patrimoniale mesurée mais réelle d'ici 2028. Pour les entreprises locataires, il peut être stratégique de sécuriser dès maintenant des surfaces de qualité à des loyers encore raisonnables, avant que la reprise ne renforce davantage le rapport de force en faveur des propriétaires.

Nous avons renégocié notre bail en 2021 avec une réduction de 15 % sur le loyer. En 2024, au moment du renouvellement, le propriétaire a repris la main : nous avons accepté une hausse de 12 % pour rester dans nos locaux de Sidi Maârouf, car l'alternative était de déménager dans un immeuble moins bien connecté. La qualité de l'adresse est devenue notre premier critère de fidélisation des talents. — Directeur administratif et financier, société de conseil en technologie, Casablanca

À approfondir : articles liés sur Menzil

  • Bail commercial au Maroc : clauses obligatoires et pièges à éviter — https://menzil.ma/guides/juridique/bail-commercial-maroc-clauses-obligatoires-pieges
  • Investissement à Tanger : pourquoi la ville est attractive en 2026 — https://menzil.ma/guides/investissement/investissement-tanger-pourquoi-ville-attractive
  • Immobilier de luxe au Maroc : où investir en 2026 ? — https://menzil.ma/guides/investissement/immobilier-luxe-maroc-ou-investir-2026
  • Investissement immobilier : Casablanca vs Marrakech en 2026 — https://menzil.ma/guides/investissement/investissement-immobilier-casablanca-vs-marrakech-2026
Menzil nous a accompagnés du début à la fin de notre projet. Leur connaissance du marché local et leur rigueur sur la vérification des documents nous ont permis de finaliser l'achat en toute sérénité.
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Client Menzil

Acheteur — Casablanca

Questions fréquentes sur l'immobilier de bureau au Maroc

Quels sont les loyers moyens pour un bureau à Casablanca en 2026 ?
Les loyers varient fortement selon la localisation et la qualité de l'actif. Dans les quartiers prime comme Casa-Anfa ou la Marina, ils oscillent entre 1 400 et 1 900 MAD par mètre carré et par mois. À Sidi Maârouf, comptez entre 900 et 1 300 MAD. En périphérie ou dans les zones secondaires, les loyers descendent entre 550 et 800 MAD par mètre carré et par mois, charges non comprises.
Le coworking est-il une solution adaptée pour une PME marocaine en 2026 ?
Oui, le coworking représente une alternative sérieuse pour les PME de moins de 20 salariés ou pour les équipes projet. Les espaces de travail partagés permettent d'éviter les contraintes d'un bail commercial classique, de bénéficier de services mutualisés et d'adapter la surface occupée à l'évolution de l'activité. Les tarifs pour un poste fixe démarrent autour de 2 500 MAD par mois à Casablanca et peuvent atteindre 5 500 MAD dans les espaces premium.
Quelle est la durée minimale d'un bail commercial pour des bureaux au Maroc ?
En droit marocain, le bail commercial est soumis au Dahir de 1955 et à ses textes modificatifs. Il n'existe pas de durée minimale légale strictement fixée pour les bureaux, mais la pratique du marché retient généralement des baux de trois ans renouvelables. Le bailleur comme le preneur disposent de droits spécifiques à l'issue de chaque période, notamment en matière de renouvellement et d'indemnité d'éviction. Il est vivement conseillé de se faire accompagner par un notaire ou un avocat spécialisé avant toute signature.
Le marché des bureaux au Maroc est-il accessible aux investisseurs individuels ?
Oui, mais avec un ticket d'entrée significativement plus élevé que l'immobilier résidentiel. Un plateau de bureau de 200 mètres carrés dans un immeuble de qualité à Casablanca se négocie entre 2,4 et 4,4 millions de MAD selon la localisation. Les banques marocaines financent ce type d'acquisition, généralement avec un apport minimum de 20 à 30 %. Le rendement locatif brut peut atteindre 6 à 7 % sur les bons actifs, mais il convient d'intégrer les charges de copropriété, la fiscalité et les périodes de vacance dans le calcul du rendement net.
Quelles villes marocaines offrent les meilleures opportunités en immobilier de bureau en dehors de Casablanca ?
Tanger se distingue par une dynamique de demande soutenue, portée par le développement industriel et logistique de la région nord. Les rendements bruts y sont parmi les plus attractifs, entre 6 et 8,5 %. Rabat offre une demande stable liée au secteur public et au tertiaire privé en croissance autour de Hay Riad et Technopolis. Kénitra, dans le sillage de son essor industriel, commence également à développer un tissu tertiaire embryonnaire qui peut intéresser les investisseurs pionniers disposés à prendre un risque de liquidité plus élevé.

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